Numérotation

publicité

Numérotation

Le nombre théorique d'ancêtres double à chaque génération. Le calcul du nombre d'ancêtres nous permet d'évaluer le nombre d'ancêtres faisant partie d'une généalogie. Il croît dans une proportion importante. En raison du grand nombre de personnes, il est utile et commode de pouvoir leur attribuer un numéro de manière à ce que les informations pertinentes puissent être mises en relation avec ces dernières.

Dans l'ascendance d'une personne donnée, il arrive que deux ascendants ne soient en réalité qu'une seule et même personne, d'où la différence entre le nombre théorique d'ancêtres et leur nombre réel. Cette différence peut être importante. Le rapport entre le nombre réel et le nombre théorique d'ancêtres se nomme l'implexe des générations ou des ancêtres. Ce rapport est donc nécessairement inférieur à un. Plus il est faible, plus la consanguinité est élevée et réciproquement.

Ce taux de consanguinité ne peut être établi avec justesse que lorsque l'ascendance est complétée. Toutefois, comme le signale René Jetté dans son Traité de généalogie : « tant que le nombre d'ascendants inconnus ne dépasse pas une fraction raisonnable du total des ascendants attendus, on fait l'hypothèse que, pendant quelques générations, les ascendants attendus sont différents, et des uns des autres, et des ascendants connus ... Cela permet une base de comparaison uniforme que constituent les ascendants attendus.»

 

Numérotation des ascendants

Méthode Stradonitz

La méthode de Sosa-Stradonitz est largement utilisée et universellement reconnue. Ce système consiste en l'attribution d'un numéro à un ascendant qui sert à le situer par rapport à tous les ascendants. Il est basé sur le fait que le nombre d'ascendants double à chaque génération.

La règle à suivre :
Le numéro du père est le double de son enfant et celui de la mère le double plus 1.
L'homme a toujours un numéro pair et la femme un numéro impair (numéro de l'époux + 1).
La règle veut également que les générations soient numérotées en chiffres romains.

Tableau de la méthode: Stradonitz

BEAUREGARD-MALAK, Éve et FARIBAULT- BEAUREGARD, Marthe, La généalogie. Les Éditions de l'Homme, p. 81

Les mariages consanguins étaient fréquents à l'intérieur des communautés rurales en raison de la faible mobilité des gens. Dans le cas d'un mariage entre deux cousins germains, l'enfant issu de cette union n'a que six arrières-grands-parents distincts, au lieu de huit. Lorsqu'un ascendant porte au moins deux numéros Sosa-Stradonitz, on dit qu'il est un implexe et, lorsqu'un aïeul est un implexe, son ascendance l'est aussi. D'où, parfois, la grande différence entre le nombre réel d'ancêtres et leur nombre théorique. Chaque ascendance ou quartier de la généalogie d'une famille a donc ses particularités.

La numérotation Sosa-Stradonitz :
- permet de connaître rapidement s'il s'agit d'un homme ou d'une femme;
- permet de repérer ses parents ou ses enfants en divisant le numéro de son père par 2 (ou encore en soustrayant 1 au numéro de sa mère avant de diviser par 2); -
est utilisée dans la plupart des logiciels de généalogie.

Pour plus de détails : Système Sosa-Stradonitz

 

Numérotation des descendants

Système d'Aboville

Ce système fut créé par le comte Jacques d'Aboville; les Anglo-Saxons font référence au système Henry, une numérotation analogue.

Ce système fonctionne de la façon suivante :

- le probant ou couple (génération I) porte le numéro 1;
- chaque enfant d'une famille est identifié par le numéro de son père suivi du rang qu'il occupe parmi ses frères et sœurs.

En pratique :

1.5 est un enfant de la génération II: le 5e enfant de 1;
1.12.7 est un enfant de la génération III : le 7e enfant du 12e enfant de 1.

Lorsqu'il y a plus d'un mariage, on accole une lettre minuscule à son rang. 1.2a sera le deuxième enfant du premier mariage de 1 et 1.2b sera le deuxième enfant du deuxième mariage de 1.

Pour plus de détails : Système d'Aboville

Système Pélissier

Ce système fut mis au point par Jean-Pierre Pélissier. Il suit les mêmes règles que le système d'Aboville, mais en y substituant des lettres aux chiffres et des chiffres aux lettres. L'ordre alphabétique suit l'ordre numérique. La majuscule désigne une personne de sexe masculin et la minuscule une personne de sexe féminin.

En pratique :

1.2.3.4 devient ABCD ou ABcD si 3 est une femme;
1.12.7 devient ALG ou ALg si 7 est une femme;
1.2a.3 devient AB13.

Système de l'escalier

Ce système identifie les descendants d'une manière à la fois alphanumérique et graphique. L'énumération des descendants se fait ligne par ligne, par rang de naissance puis par génération.

Exemple :
Liste généalogique descendante

Remarques :
Numérotation simple et compréhension d'ensemble facile pour une descendance de quelques générations.

Système d'Éloi-Gérard Talbot

Il s'agit d'une façon originale de disposer l'information. Le numéro de droite suit la mention du couple parent et il renvoie au même numéro placé plus bas et à gauche. Le numéro de gauche précède la mention des membres d'une même fratrie issue du couple-parent suivi plus haut et à droite du même numéro.

Exemple : Comment utiliser ce travail

Remarques :

Bien adapté pour la présentation d'une descendance réduite à quelques éléments d'identification puisque le tout doit tenir sur une ligne. Économie d'espace.

La recherche d'un couple est fastidieuse en l'absence d'un index des conjoints. Les erreurs de transcription sont indiscernables

D'autres systèmes de numérotation existent. Une brève description de plusieurs d'entre eux est disponible en ligne.

Dernière modification le mardi, 06 août 2013 12:23

S5 Box

Se connecter

S5 Register

REgister

Mon Compte

Vous pouvez vous connecter en utilisant votre adresse courriel enregistrée.

La création d'un profil FQSG permet l'adhésion au Bottin des chercheurs.