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Généalogie

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Leçon 4 :

Documents de recherche

Il existe une grande variété de documents d’archives qui permettent aux généalogistes de faire leur généalogie. Dans cette leçon, nous ne présentons que les plus importants qui permettent habituellement de mener à bien vos recherches.

 

Actes des registres paroissiaux

Les actes des registres paroissiaux constituent la référence incontournable de toute recherche généalogique. Les généalogistes ont publié des répertoires de ces registres. Un répertoire est un instrument de recherche où les sources inventoriées sont signalées au moyen d’un renvoi et sont énumérées dans un ordre facilitant leur repérage. La couverture géographique varie (une ou plusieurs paroisses, une région…) de même que la période couverte.

Le contenu des répertoires est également fort varié. Il peut s’agir d’un répertoire de baptêmes, de mariages et de sépultures (ou l’une ou l’autre des variantes possibles), d’un relevé des épitaphes. Dans les répertoires, l’information est de plus en plus souvent classée par patronyme et, dans le cas de mariages, par celui du conjoint.

D’autres classifications ont également été utilisées : séparation entre hommes et femmes, par ordre chronologique ou par prénom.

Les répertoires des naissances et des baptêmes contiennent le nom de l’enfant, sa date de naissance, la date du baptême, le nom de ses parents et, parfois, les noms des parrains et des marraines. Généralement, l’information est classée par patronyme. De tels répertoires n’existent pas pour toutes les paroisses du Québec. De fait, ils sont moins nombreux que les répertoires de mariages, mais cependant plus nombreux que les répertoires de sépultures.

Les répertoires de mariages sont traditionnellement les instruments de recherche les plus utiles pour un chercheur puisque la recherche généalogique s’articule autour des mariages, sources d’informations permettant d’établir des filiations.

La plupart des paroisses catholiques du Québec ont fait l’objet d’un relevé. Ces répertoires peuvent couvrir une paroisse, plusieurs paroisses, un comté ou même une région. Il est toujours plus utile de consulter le répertoire des mariages du comté que celui d’une paroisse donnée.

Généralement, l’information est classée par le patronyme du conjoint. Quelques répertoires anciens présentent l’information sous la forme d’une liste chronologique des mariages, une façon de faire qui est peu pratique puisqu’elle oblige à balayer l’information en entier lorsque l’on ne connaît pas la date d’une union.

Les répertoires de décès ou de sépultures sont encore moins nombreux que les répertoires de mariages et de baptêmes. Voici l’information que l’on y trouve : le nom de la personne décédée, la date du décès, son âge (parfois), le nom de son conjoint ou des parents et, très rarement, la cause du décès.

Les recueils généalogiques sont des ouvrages où sont regroupés tous les mariages célébrés dans une région, un comté ou un groupe de comtés et qui permettent de connaître rapidement les lignées familiales. La méthode de classement de l’information varie d’un auteur à l’autre.

Une façon de classer les informations et de les relier entre elles par un système de renvois numériques caractérise par exemple les ouvrages du frère Éloi-Gérard Talbot. Elle est parfois reprise par d’autres chercheurs, mais dans ces derniers cas, la présence d’un index par patronyme du nom du conjoint permet de retracer rapidement un mariage.

 

Actes notariés

Un acte notarié est un document officiel qui a été rédigé par un notaire, c’est-à-dire un individu qui occupe une fonction reconnue par les instances gouvernementales. Dans certains cas, des actes notariés comme les contrats de mariage peuvent compenser pour les lacunes qu’on peut constater dans des registres paroissiaux. Ces actes notariés peuvent être consultés dans les centres d’archives de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

La consultation des actes notariés des débuts de la Nouvelle-France jusqu’à 1799 doit être faite en utilisant la base de données Parchemin qu’on peut interroger dans les centres d’archives de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Pour aider les généalogistes dans la recherche de documents notariés et situer les recherches, il faut aussi consulter l’index et le répertoire des notaires et de leurs lieux de pratique qui ont été publiés.

LALIBERTÉ, Jean-Marie. Index des lieux de résidence et de pratique des commis, des garde-notes, des greffiers, des tabellions, autres et des notaires, 1621-1991 ainsi que les lieux de dépôt de leurs minutiers avec leurs cotes aux A.N.Q., Montréal, 1991, 741 pages.

 

Recensements

Après les registres de l’état civil et les archives notariales, les recensements constituent la troisième source en importance pour un généalogiste.

Un recensement est une opération, réalisée par les autorités civiles ou religieuses, destinée à établir l'effectif d'une population à une date donnée avec indication sur certaines de ses caractéristiques. Il peut ne relever que les chefs de famille ou s’intéresser à l’ensemble de la population.

Les résultats peuvent consister en données agrégées ou en informations entièrement ou partiellement nominatives. Comme il s’agit d’une opération administrative menée dans un but particulier, elle n’est pas neutre, ce qui se reflète dans le nombre et le libellé des questions posées. Ainsi, les données sur le sexe ou l'âge peuvent répondre à des impératifs militaires où la connaissance du nombre d’hommes mobilisables devient une information stratégique.

Les recensements gouvernementaux faits à partir de 1825 sont conservés par Bibliothèque et Archives Canada.
Selon les caractéristiques des recensements, ils contiennent des données sur chaque citoyen sur :

  • L’âge
  • Le sexe
  • Le pays ou la province de naissance
  • La religion
  • La race ou l'origine ethnique
  • L'occupation
  • L'état civil

 

Les recensements nominatifs réalisés par l’État sont relativement nombreux :

  • 1666, 1667 et 1681 touchant la Nouvelle-France.
  • 1762 pour une partie du gouvernement de Québec.
  • 1765 pour un certain nombre de paroisses des gouvernements de Montréal et de Trois-Rivières.
  • 1784 pour un certain nombre de paroisses, en particulier pour celles situées dans les seigneuries des Jésuites.
  • 1825, 1831 et 1842 recensant les chefs de famille du Bas-Canada.
  • 1851 recensant tous les individus, mais comportant un nombre significatif de localités dont les données nominatives ont été perdues.
  • 1881, 1891, 1901, 1911 et 1921 recensant tous les individus. Toutes les données nominatives ont été conservées pour toutes les municipalités. Les recensements de 1901 et de 1911 fournissent la date de naissance des individus. Cependant, il faut se méfier de cette information

 

Parmi les avantages des recensements :

  • Leur accessibilité jusqu’en 1921.
  • La connaissance de la structure et de la composition d’un ménage à une date donnée.
  • La possibilité de connaître le prénom usuel utilisé par un individu.

 

Les recensements présentent des limitations :

  • La fiabilité de l’information n’est pas sans faille puisqu’elle est fournie par les personnes concernées qui peuvent omettre ou modifier, sciemment ou non, des données.
  • Les erreurs imputables au recenseur peuvent nuire à la bonne compréhension des réponses fournies par les personnes recensées. À cet égard, des réponses données dans une langue et colligées dans une autre posent souvent problème, en particulier sur le plan de la graphie des patronymes.
  • Les informations peuvent être déficientes sur les gens marginaux ou vivant dans des lieux isolés.
  • L’identification claire de certaines personnes, en particulier des personnes seules, est souvent difficile en l’absence de mentions de liens avec d’autres individus.
  • Certains recensements ne relèvent que les chefs de famille.
  • Les indications de l’âge ne sont généralement qu’approximatives.
  • Leur confection pouvait s’échelonner sur plusieurs mois.
  • Le découpage du territoire peut être variable ou imprécis, selon les recensements, ce qui rend difficiles les comparaisons entre ceux-ci ou avec la situation actuelle.

Il existe d’autres sources archivistiques qu’un chercheur peut consulter afin de résoudre une énigme généalogique. La consultation de généalogistes chevronnés dans des sociétés de généalogie les orientera dans cette démarche.

 

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