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Généalogie

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Leçon 6 :

Histoire de famille

Après avoir complété leur arbre généalogique ou, tout simplement, après avoir réalisé leur lignée patrilinéaire, un grand nombre de généalogistes veulent découvrir la petite histoire de leurs ancêtres. Ainsi, quand ils ont terminé la compilation des noms, des dates, des lieux où ont vécu leurs ancêtres, toutes les informations qui permettent de situer un individu dans le temps et dans l’espace, des généalogistes veulent aller plus loin dans leurs recherches et écrire l’histoire de leur ancêtre ou, de amorcer un projet plus ambitieux, écrire l’histoire de leur famille en commençant par celle du premier arrivant en Nouvelle-France et qui peut se terminer à leur propre histoire.

Le généalogiste se transforme en biographe. Avant de commencer l’écriture d’une biographie, il faut amasser de la documentation. Pour ce faire, il faut aimer chercher dans les sources archivistiques qui sont nombreuses et variées. Le lieu de recherche à privilégier est un centre d’archives de Bibliothèque et Archives nationales du Québec . Ils sont au nombre de dix répartis sur le territoire de la province de Québec.

1. Archives notariales

La consultation des actes notariés a déjà été abordée à la leçon 4 alors qu’on spécifiait qu’on peut y trouver des contrats de mariage qui permettent de valider un mariage en l’absence d’un acte de mariage dans les registres paroissiaux. Les archives notariales offrent beaucoup plus que cela au généalogiste-biographe; elles fournissent une documentation qui permet de suive de façon chronologique les activités d’un ancêtre et, ainsi, de connaître les éléments qui ont marqué son existence. Ainsi, la lecture des documents notariés permet de comprendre ce qu’a pu être la vie d’un de nos ancêtres. Ils nous renseignent sur la pratique d’un métier, des contrats d’engagement, l’obtention d’une concession ou les déménagements d’une famille. Enfin, les inventaires après décès représentent une source d’information inestimable.

La consultation des actes notariés des débuts de la Nouvelle-France jusqu’à 1799 doit être faite en utilisant la base de données Parchemin qu’on peut interroger dans les centres d’archives de Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Par les années subséquentes jusqu’en 1935, les index des notaires ont été numérisés et peuvent être interrogés. Des actes notariés numérisés commencent à être accessibles sur le Web. Cette collection continuera à augmenter et à se bonifier.

 

2. Recensements

Pour la confection d’un arbre généalogique ou la réalisation d’une ascendance familiale, le chercheur peut consulter les recensements, ceci est d’autant plus important quand il s’agit de fouiller une histoire de familles. Les informations fournies dans la leçon 4 peuvent être utilisées.

 

3. Archives judiciaires

Les archives judiciaires constituent ainsi une source intéressante et souvent inédite d’information touchant la vie de nos ancêtres. Le Québec possède d’ailleurs des archives judiciaires particulièrement riches remontant au 17e siècle. Dans la plupart des cas, on peut les consulter dans les centres d’archives de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Les tribunaux comportent deux grands champs d’exercices : les causes civiles et les causes criminelles. Sur le site web de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, on peut lire une excellente définition de ce que peuvent être ces deux causes de présence devant un tribunal.

Les litiges civils comptent évidemment une majorité de poursuites pour recouvrement de dettes découlant de toutes sortes d'échanges : pour obligations et billets promissoires; pour la vente de marchandises ou de produits agricoles; pour la rémunération de services ou le paiement de salaires; pour loyers ou fermage, etc. Nous y trouvons également des causes en dommages-intérêts, incluant des causes pour «réparation d'honneur». Il y a des litiges concernant le droit familial, touchant des questions comme la séparation de corps et de biens, la paternité, l'annulation de mariage, le partage des successions ou des communautés de biens et les tutelles et curatelles. Les causes touchant la propriété des terres s'y trouvent aussi, que ce soit par vente, donation ou succession, incluant notamment les réclamations pour droits seigneuriaux (principalement les lods et ventes et les cens et rentes).
Les causes criminelles couvrent la pleine gamme des délits, allant des crimes de violence comme le meurtre, l'infanticide et les voies de faits, aux délits contre la propriété, comme le vol, la fraude et la fabrication et le débit de fausse monnaie de carte, en passant par des offenses contre l'ordre public ou les édits et ordonnances, comme le blasphème, le désordre pendant le service divin, la vente de boisson aux «sauvages», le commerce illégal avec les Anglais, la pratique de la traite des fourrures sans permis et la rébellion à la justice. Nous y trouvons aussi des causes concernant des délits touchant la réglementation qui aujourd'hui serait de nature municipale, comme la conduite de charrettes le dimanche, le poids des produits de boulangerie et le ramonage des cheminées. Ce fonds se divise en sept séries : les dossiers, les registres des procès-verbaux d'audiences, les exploits d'huissier, les congés de traite, les ordonnances, les licitations et les documents non traités.

Nous vous présentons quelques exemples d’archives judiciaires qu’il peut être utile de consulter quand on amasse de la documentation dans le but d’écrire la biographie d’un ancêtre ou l’histoire d’une famille.

 

3a. Justice royale en Nouvelle-France

Les chercheurs doivent consulter les procès-verbaux des délibérations du Conseil souverain qui deviendra le Conseil supérieur. Les bases de données sur cédérom de la série Chronica, produites par la Société de recherche historique Archiv-Histo, touchent le Conseil souverain de Québec de ses débuts en 1663 jusqu’à 1759. On peut les consulter dans les centres d’archives Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Les généalogistes doivent aussi chercher dans les procès-verbaux des prévôtés de Québec, Montréal et Trois-Rivières. Les prévôtés traitent principalement des affaires civiles. Il existe aussi quelques procès-verbaux provenant des tribunaux de justice seigneuriale.

 

3b. Tutelles et les curatelles

Les tutelles et les curatelles constituent un des types d’actes les plus utiles en généalogie. Lors du décès d’un des parents, la nomination d’un tuteur et d’un subrogé-tuteur vise à protéger les droits des enfants mineurs. La curatelle vise le même objet que la tutelle, mais touche les personnes majeures inaptes à gérer leurs biens. L’acte contient le nom des enfants d’un couple, les nom et prénom des conjoints, le nom du tuteur légal et le nom du notaire chargé des affaires de la famille. Parfois, cet acte permet de situer le décès d’une personne.

 

3c. Coroner

Le coroner est une institution britannique implantée au Québec depuis 1764. Il est chargé d’enquêter sur les circonstances entourant la mort violente ou soudaine d’une personne par suite de causes inconnues ou suspectes. Si la mort ne résulte pas de causes naturelles ou si les circonstances qui l'entourent laissent présager une mort suspecte, le coroner tient alors une enquête et produit un rapport spécifiant les causes du décès ainsi que l’identification des personnes qu’il croit criminellement responsables de ce même décès.

Les dossiers des coroners, qui sont gérés par le personnel des tribunaux judiciaires, sont considérés jusqu’en 1986 comme des archives judiciaires et, à ce titre, ils sont complètement accessibles au public. Depuis les débuts, les dossiers d’enquête renferment des témoignages recueillis par le coroner, incluant dans plusieurs cas ceux de membres du corps médical, de témoins, ainsi que le verdict rendu. Au début du 20e siècle, s'ajoutent des rapports d’expertise se rapportant à la médecine légale, aux études en laboratoire ainsi qu’aux constats policiers.

Il existe d’autres documents d’archives qui sont accessibles aux chercheurs. Cette documentation est importante. Par exemple, on peut citer les archives foncières et les archives du ministère de l’éducation (jadis, le département de l’Instruction publique) ou biens les aveux et dénombrements des seigneuries. Il existe aussi des bases de données spécialisées, mais il serait long et fastidieux d’en faire une énumération. Le chercheur doit consulter les généalogistes chevronnés et le personnel de Bibliothèque et Archives nationales du Québec qui les guideront et les orienteront dans leurs recherches.

 

4. Cartes et plans

On ne saurait terminer ce tour d’horizon des principales sources archivistiques sans mentionner les répertoires des cartes et des plans qu’on peut trouver dans les divers centres d’archives. Ils représentent une aide inestimable dans la présentation des lieux où ont vécu nos ancêtres.

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