Particularités des registres non-catholiques

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Particularités des registres non catholiques

En Nouvelle-France, le catholicisme est la seule religion officiellement reconnue et, même si on y retrouve des protestants, ils n’ont pas la liberté de célébrer publiquement leur culte. Après la Conquête, des communautés non catholiques apparaissent. Avant 1900, on retrouve des registres d’état civil appartenant aux groupes suivants :

  • l’Église anglicane, appelée aussi Église d’Angleterre ou Église métropolitaine;
  • l’Église presbytérienne, connue aussi sous le nom d’Église d’Écosse;
  • l’Église épiscopalienne;
  • l’Église méthodiste;
  • l’Église orthodoxe;
  • l’Église baptiste;
  • l’Église adventiste;
  • l’Église luthérienne;
  • les Évangélistes (dans ce cas, il s’agit plus d’un mouvement spirituel que d’une église; la plupart des pasteurs étaient d’origine suisse);
  • les Juifs.

En juin 1925, les Méthodistes, les Congrégationalistes et la plupart des Presbytériens fondent l’Église unie du Canada.

Ces communautés se caractérisent par leur fractionnement en une multitude de petits groupes. De plus, le territoire desservi par une communauté n’est pas délimité avec précision; dans certains cas, un pasteur dessert plusieurs communautés. Enfin, à l’exception des Églises anglicane et presbytérienne, ces communautés ne considèrent pas le baptême et le mariage comme des sacrements.

Il en résulte une tenue des registres qui diffère de celle de l’Église catholique. L’information est généralement moins abondante (absence de mention de parrains et marraines, omission du nom de la mère…) et les registres sont éparpillés. La rédaction des actes est moins soumise à une réglementation, d’où un manque d’uniformité.

Le baptême peut avoir lieu plusieurs jours ou même plusieurs années après la naissance et, dans la majorité des actes de baptême, seuls le prénom de la mère et le prénom et le nom du père sont inscrits.

Dans l’acte de mariage, les noms et prénoms des parents des conjoints sont rarement inscrits et les témoins des mariés sont souvent des amis, et ce, malgré la présence des parents des conjoints. Seule une consanguinité de premier et de deuxième degré peut empêcher un mariage, qui peut avoir lieu dans une chapelle ou une résidence privée.

La communauté juive, présente au Canada à partir de la Conquête, ne possède ses propres registres que tardivement. BAnQ conserve les registres suivants :

  • Montreal Spanish And Portuguese Shearith Israel Synagogue (15 avril 1841 au 16 août 1899);
  • Montreal German And Polish Synagogue (16 novembre 1859 au 28 novembre 1899);
  • Montreal Russian Synagogue (22 septembre 1882 au 1er juin 1885);
  • Montreal Temple Emmanue-El Jewish Synagogue (17 juillet 1883 au 24 septembre 1899);
  • Montreal Bais David Synagogue (11 mars 1892 au 18 novembre 1899);
  • Montreal B’Nai Jacob Synagogue (24 novembre 1889 au 10 janvier 1900);
  • Quebec Jewish Congregation (28 février 1897 au 7 décembre 1901).
Dernière modification le mercredi, 31 juillet 2013 13:57

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