Sources complémentaires à l'état civil

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Sources complémentaires à l’état civil

Diverses sources peuvent suppléer aux lacunes et aux manques de précision observés dans certains registres : registre de référence à l’état civil, licences de mariage, pierres tombales, registres de cimetière, notices nécrologiques, etc.

Le Registre de référence à l’état civil a été mis sur pied dans un contexte de préoccupations de santé et d’hygiène publique et dans la foulée de l’épidémie de variole qui a frappé durement la population du Québec en 1885. En 1893, une loi oblige le Conseil d’hygiène à dresser annuellement un état des naissances, des mariages et des décès. Entre autres choses, un certificat de décès sera produit pour chaque décès, sur lequel on retrouve le lieu de décès, les nom, prénom, âge, sexe, nationalité et profession de la personne décédée, la date et la cause de la mort de même que la durée de la maladie.

Le contexte canadien visant à uniformiser à la fois l’enregistrement des naissances, des mariages et des décès, et la production de statistiques démographiques sera, en 1924, à l’origine de la modification de la Loi sur l’hygiène publique. Le Service provincial d’hygiène met alors sur pied le Registre de la population qui entre en vigueur le 1er janvier 1926. Ce Registre est maintenant connu comme le Registre de référence à l’état civil.

Parmi les informations accessibles, on trouve les formulaires de plus de deux millions de mariages (1926-1994, et même jusqu’en 1997 pour le Centre de Montréal de BAnQ) l’index des mariages (1926-1996) et l’index des décès (1926-1996). On retrouve le lieu de résidence des deux conjoints, la date de naissance, l’âge, la profession, la paroisse du mariage, etc. Les formulaires ne contiennent le nom des parents que pour 1926 et de 1975 à 1993. Fait à noter, tous les mariages sont susceptibles de s’y retrouver puisque leur enregistrement ne tient pas compte de l’élément religieux. Rejoindre les communautés juives, musulmanes, bouddhistes ou autres est ainsi possible. De même, tous les groupes ethniques sont inclus.

Le Registre de référence à l’état civil ne remplace pas les registres de l’état civil, mais il les complète. En effet, il résulte essentiellement d’une opération administrative et la mise sur pied de ce registre n’a pas fait cesser la tenue des registres dans les paroisses, une opération toujours décentralisée au Québec jusqu’à la création de la Direction de l’état civil en 1994, mais elle ne leur accorde plus qu’une valeur religieuse.

La nature des opérations menées aux fins de ce registre est à l’origine de certaines des lacunes que l’on y retrouve. Tout d’abord, le formulaire utilisé pour chacun des événements a varié au fil des ans. Ainsi, une information clé comme le nom des parents n’est mentionné qu’en 1926, ainsi qu’entre 1974 et 1993. De plus, l’inscription manuelle de l’information de même que le fait que chaque officier de l’État civil devait se charger de compléter et transmettre les formulaires requis expliquent les erreurs de transcription, les lacunes ou les omissions notées. Toutefois, le fait qu’il touche toute la province de Québec et qu’il comporte des index en fait un outil incontournable pour quiconque s’intéresse au XXe siècle.

Outre les index des mariages et des décès, les formulaires de mariage sont accessibles dans les centres BAnQ de Québec et de Montréal et dans les locaux de la SGCF.

Afin de s’assurer qu’aucun empêchement à un mariage n’existe, l’Église catholique a rendu la publication des bans obligatoire, à moins d’avoir obtenu une dispense des autorités religieuses. Pour d’autres groupes religieux, l’obtention d’une licence de mariage émise par l’État joue le même rôle puisqu'une caution doit être donnée par un tiers. Toutefois, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’intentions de mariage qui, dans certains cas, n’ont pas eu de suite concrète.

Les formules originales de ces licences de mariage, qui sont parfois accompagnées d’autres pièces, sont disponibles au Centre de Québec des BAnQ et couvrent les années allant de 1872 à 1969. Bibliothèque et Archives Canada, pour sa part, dans le Fonds Bureaux des secrétaires civils et provinciaux, Québec, Bas-Canada et Canada-Est, série Licences de mariages (ZC15, S7), possède les licences originales du Bas-Canada pour la période allant de 1799 à 1842.

Les pierres tombales peuvent fournir des informations précieuses : le nom du défunt, la date de naissance et la date de décès, le nom du conjoint ou de ses parents ou des notes biographiques. Les principales lacunes de cette source sont : une couverture incomplète des personnes inhumées et des inscriptions fragmentaires ou illisibles.

Les registres de cimetières sont tenus à des fins administratives par les autorités d’un cimetière. Ils mentionnent le nom de la personne décédée, le nom de son conjoint ou de ses parents, la date du décès, la cause du décès (parfois), la date de naissance (parfois), la date de réception du corps, la date de la mise en terre ou de l’incinération, les témoins, la localisation de la fosse…

Les archives de certaines maisons funéraires, telles celles de la firme Lépine-Cloutier, une importante entreprise funéraire de la ville de Québec dont le fonds (P783) est conservé au Centre de Québec de BAnQ, peuvent être utiles.

Les notices nécrologiques publiées dans les journaux présentent beaucoup d’intérêt en raison de la quantité et de la nature de l’information qu’elles renferment sur la personne décédée et ses proches. Une notice nécrologique permet souvent de connaître d’un coup tous les membres d’une même famille, la relation entre eux, leur lieu de résidence, la profession de certains d’entre eux , etc.

Dernière modification le mercredi, 31 juillet 2013 14:00

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