Sources familiales

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Sources familiales

La source la plus près de soi est la famille immédiate, la parenté, les amis et les connaissances. Mais la rigueur est de mise et il faut se méfier des fabulations.

Famille

La première source à consulter et la plus importante demeure soi-même. En effet, le grand nombre d’informations que l’on connaît déjà sur nos proches et notre famille étonne : le nom de nos parents et de nos frères et sœurs, les dates de naissance, le lieu et la date de certains mariages, le nom du gardien des papiers de famille et l'endroit où ils se trouvent…

Les souvenirs des autres membres de la famille (les oncles et tantes, les grands-pères et grands-mères, les cousins, les cousines…) constituent une source rapide et riche de renseignements difficiles à colliger autrement; les recueillir permet souvent de trouver de nouvelles avenues de recherche à explorer.

Il faut procéder à cette démarche le plus tôt possible en raison de la possibilité d’un décès ou de l’incapacité des personnes-ressources, contacter le plus de personnes possible et confronter leur version, étant donné que certaines ne se souviennent plus, ne savent pas ou ne sont pas intéressées.

Comme il s’agit de témoignages oraux de valeur inégale, une très grande prudence est de mise et il faut vérifier chaque renseignement auprès d’autres sources. Il faut également prendre garde à ne pas suggérer les réponses lors des entrevues orales menées.

L’information provenant d’une telle source présente parfois des caractéristiques particulières :

  • la difficulté sinon l’impossibilité d’identifier la source originelle;
  • la difficulté sinon l’impossibilité de départager l’information fondée de celle qui a été inventée;
  • le fait que la mémoire est sélective et que certains aspects ont pu être occultés;
  • dans tous les cas, des pistes de recherche à vérifier sont fournies.

Il faut également prendre en compte que certaines personnes sont mal à l’aise lorsque l’on note leurs propos et, encore plus, lorsque l’on fait usage d’une enregistreuse. Dans ce dernier cas, l’obtention d’une autorisation est de mise avant son utilisation.

Pour des libellés de questions à poser lors d’entrevues, consulter les articles suivants :

  • Pierrette GILBERT-LÉVEILLÉ. « Histoire de famille : récolte d’informations récentes ». L’Ancêtre (SGQ), volume 23, numéro 9, mai 1997, p. 341-344.
  • Raymond GINGRAS. « Consultation des vieillards ». Mémoires (SGCF), volume 24, numéro 4, octobre-novembre-décembre 1973, p. 208-211.

Les sites Internet de famille, souvent créés et tenus par des associations de famille, renferment de l’information inédite sur certains ancêtres parce que les membres de la famille ont eu accès à de l’information autrement introuvable. Une façon commode de les repérer est de consulter la liste des associations de familles membres de la Fédération des familles souches du Québec. D’autres associations de familles peuvent être repérées par l’utilisation de la fonction avancée d’un moteur de recherche, en y insérant le patronyme recherché comme critère de recherche.

Les appels téléphoniques auprès de personnes ayant un lien avec l’objet de la recherche permettent aussi de retracer des sources d’informations précieuses. Le défi consiste cependant à établir une relation de confiance avec la personne appelée, car la suite de l’entretien en dépend. Il s’agit là d’une entreprise fort délicate qui ne réussit pas à tout coup. L’envoi de lettres ou de courriels peut être une autre voie à envisager.

Papiers de famille

Les papiers de famille permettent de redécouvrir certains moments et certains événements importants pour une famille. Leur diversité est grande puisqu’il s’agit de tous les documents qui témoignent de l’existence des membres d’une famille, de leurs études, de leur travail, de leurs activités personnelles quotidiennes, de leurs loisirs, de leurs amours et de leurs peines.

Cette diversité peut comprendre des photographies, des faire-part, des cartes mortuaires, des cartes de remerciements, des testaments, des écrits personnels (lettres, journal personnel…), des factures, des coupures de journaux, des livres de comptes, des actions de compagnie, des dessins, des peintures, des cartes, des diapositives, des bandes magnétiques…

Dans plusieurs familles, ces documents ont été gardés précieusement dans une boîte en fer blanc, une boîte de chaussures ou un coffre et sont passés d’une génération à l’autre. Dans certaines communautés chrétiennes, surtout parmi les non catholiques, les informations généalogiques étaient inscrites à la main dans un exemplaire de la Bible (Family Bible); d’autres les inscrivaient dans un carnet ou sur des feuilles détachées.

Les cartes mortuaires sont produites à la suite d’un décès et ont pour objectif de faire rappeler la personne défunte. Elles contiennent souvent une photo de petit format du défunt accompagnée au bas ou à l’endos du texte d’une prière.

L’information généalogique y est sommaire : le nom du défunt, la date et le lieu du décès, le nom du conjoint et des enfants, gendres et brus. De telles cartes se retrouvent assez fréquemment parmi les papiers de famille.

L’avènement de la photographie en 1839 et sa popularisation vers 1880 ont permis à une grande partie de la population depuis cette époque de laisser leur « portrait ».

Son exploitation est intéressante en ce qu’elle permet de mettre un visage sur un nom (ou un groupe de personnes), d’apercevoir un bâtiment, d’évoquer une époque ou une activité, un détail d’un milieu de vie ou d’évoquer un contexte local. Toutefois, à l’opposé, une photographie perd de sa valeur si les personnes ne sont pas identifiées.

Les coupures de journaux peuvent concerner tout autant un mariage, des fiançailles, une notice nécrologique, un enterrement ou un accident qu'une distinction, un prix reçu ou un événement significatif. Cette information est toujours liée d’une façon ou d’une autre à une famille et se retrouve souvent parmi les papiers de famille. Cependant, la date de parution et le nom du journal n’ont souvent pas été notés. Par ailleurs, la piètre qualité du papier rend la conservation des coupures de journaux difficile; il est donc préférable de s’en faire une photocopie.

Le journal personnel, généralement manuscrit, a comme caractéristique principale d’être confidentiel au moment de sa rédaction, donc d'avoir un contenu plus intime, puisque son rédacteur n’envisageait pas d’être lu. Rédigé souvent peu de temps après certains événements marquants et pour une raison propre à son auteur, le journal personnel se rapproche, par certains aspects, de la chronique. Il répond à un besoin de communiquer ses observations, ses réflexions et ses sentiments, ou simplement de consigner ses activités quotidiennes et les événements que l’on juge important de garder en mémoire. De nos jours, l’ère du numérique a donné lieu à l’apparition, en ligne, du « blogue ». À titre d’exemple, signalons que plusieurs journaux personnels écrits entre 1748 et 1954 sont maintenant accessibles en ligne sur le site de BAnQ.

Dernière modification le lundi, 03 février 2014 14:34

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