Texte intégral
Vézina, Sylvie 1962 - 2018 La communauté engagée dans la lutte contre le VIH est en deuil. Dr Sylvie Vézina, une des pionnières de la lutte contre le VIH à Montréal, depuis les années 1980, est décédée le 2 novembre dernier, à l’âge de 56 ans, après un long combat contre le cancer.Dr Vézina a consacré sa vie à soigner des milliers de personnes parmi les plus démunis de la société, y compris un grand nombre de membres de la communauté LGBTQ+. Elle a oeuvré à la clinique Mont-Carmel (1987-1994), à la clinique médicale l’Actuel (1994-2016) dont plusieurs années comme directrice clinique, à la clinique médicale urbaine du Quartier Latin (2016-2018) ainsi qu’en médecine des toxicomanies au CHUM (1992-2010).Graduée en médecine en 1987 à l’Université de Montréal, elle a été rapidement interpellée par l’épidémie du SIDA dans le monde et s’est engagée dans le milieu communautaire, tout en consacrant la majorité de sa pratique médicale aux soins de personnes atteintes de VIH, d’hépatites virales ainsi que d’infections transmises sexuellement en général. Au début des années 1990 , elle a été présidente du Comité Sida-Aide Montréal, un des principaux organismes communautaires de lutte contre le SIDA au Québec à l’époque. Elle est à l’origine de la fondation en 1991 de la Maison du Parc, un lieu d’hébergement pour personnes atteintes du SIDA. Issue d’un milieu modeste, Dr Vézina se faisait un point d’honneur d’accueillir dans sa pratique un grand nombre de personnes atteintes de problématiques complexes (santé mentale, itinérance, toxicomanie), sans égard pour leur condition socio-économique, leur identité de genre ou leur orientation sexuelle. Au fil des ans, elle a collaboré à de nombreuses recherches pour le développement de médicaments dans le traitement du VIH et de l’hépatite C.Son dévouement et son engagement exceptionnels l’ont amenée à être récipiendaire en 2006 d’un prix de la Fondation Farha (depuis fusionnée avec la Fondation québécoise du sida). Elle a reçu également le prix Hippocrate en 2014, avec Mme Danielle Gourde, pharmacienne, pour l’excellence d’un projet clinique impliquant la collaboration entre médecine et pharmacie.Tous se rappelleront d’une femme extrêmement énergique, joviale, très ouverte, qui ne refusait jamais de voir un patient dans le besoin en dépit d’une pratique médicale très occupée.Dr Vézina laisse dans le deuil son conjoint James, ses trois enfants Mario (Stéphanie), Émilie et Lily-Mai, sa soeur Nicole (Richard), ses frères Yvon (Micheline), Robert (Claudette), Alain (Fernando), Richard (Marie-Christine) et Jean-François, ses neveux et nièces, ainsi que de nombreux collègues et amis, lesquels ont aussi pu bénéficier de son engagement exceptionnel envers eux.Le 1er décembre prochain, journée mondiale de lutte contre le SIDA, se dérouleront ses funérailles à l’église Saint-Pierre-Apôtre, au coeur du quartier où elle a oeuvré comme médecin pendant les trente dernière années. La famille y recevra les condoléances. Des dons seraient appréciés à la Fondation de l’Hôpital de Verdun ou à un organisme communautaire dédié à la cause de la lutte contre le VIH. Condoléances: Église Saint-Pierre-Apôtre, 1201, rue de la Visitation, Montréal (Québec) H2L 3B5, samedi 1 décembre 2018 dès 11 h. Funérailles: Église Saint-Pierre-Apôtre, 1201, rue de la Visitation, Montréal (Québec) H2L 3B5, samedi 1 décembre 2018 dès 12 h.